Quand j’ai été contacté pour écrire un article portant sur une problématique HR, j’ai directement pensé au Sourcing (Mais qu’est-ce que donc !). En effet, dans le monde du « recrutement » on parle de cette nouvelle approche comme étant LA solution d’avenir pouvant répondre à cette fameuse « guerre » des talents.
Bref, à en croire certains articles sur le NET, ami recruteur, arrête ton job et deviens « sourceur ». Non seulement c’est plus smart, mais en plus tu pourras mettre un #Web2.0 sur ton profil Twitter. La question qui me vient (du coup) est la suivante : 

Comment faisait-on avant le « sourcing » ?

Et bien on « sourcait » ! Huges Truttmans (truttmann.me), s’exprime à ce sujet : « J’ai créé ma première entreprise à l’âge de 20 ans, pour ensuite faire carrière dans la vente. J’ai été amené à prospecter beaucoup et à “l’ancienne” (téléphone, porte à porte). Faire de la prospection et faire du sourcing, c’est en fait exactement la même chose. Tout bon vendeur est un bon sourceur, avec ou sans outils 2.0 !

Le mot est lâché : un état d’esprit ! Donc, on recrutait comme on source et on sourcait comme on recrutait ! Non, là je ne suis pas tout à fait d’accord et c’est là qu’on peut mettre en avant la « vraie » plus value du « sourcing ».

Etat d’esprit : Avec ou sans outil du 2.0, un profil qu’il faut « chasser », on le trouve. La différence, c’est l’utilisation « intelligente » des réseaux sociaux qui fera la différence et là, s’improviser « sourceur » est un leurre. Soit tu es un « geek » qui maîtrise un tant soit peu les réseaux dont linkedin ou bien … (et là attention les yeux), tu gères la manière d’utiliser les réseaux en tant que réel levier à chercher (sourcer) des profils « passifs ».

Un Geek, n’est pas un sourceur ! Non. Ce n’est pas parce que tu viens d’ouvrir un compte snapchat et Twitter que tu vas les « attirer » tes talents. Par contre, un excellent sourceur, sera celui qui au fil de ses années professionnelles s’est constitué un réseau (connaissance des profils et du secteur), APPEL ses candidats ET possède un vivier de candidats qu’il connait.

Candidat Passif ? Avant, Il suffisait de « poster » une offre d’emploi sur les canaux de diffusions, et en parfait petit soldat, le recruteur attendait un retour des profils (profils actifs). Actuellement, certains marchés étant très tendus, les talents sont rares et on ne peut plus les rechercher uniquement dans les « candidats disponibles ». Il faut donc aller le « sourcer » … On prend contact avec lui, on lui « vend » un storytelling (sales sourceurs, tu deviendras) tu mets en place un « relationship » avec ton candidat. Evite à tout prix, une discussion sur la fonction parle lui de ses compétences et comment elles vont être mises en avant dans sa fonction future.

Conclusions

Le « sourcing » a de belles années devant lui et une réelle plus-value si on l’utilise correctement. Elle donne au candidat passif, l’occasion d’exprimer ses envies d’évolutions et où de changement et au recruteur de pouvoir se positionner en tant que spécialiste d’un domaine. Une des meilleurs définition (pour moi) vient de France et de l’équipe link Human:

« Le sourcing en recrutement est la recherche, l’identification proactive et l’engagement de talents qui ne seraient jamais devenus candidats si on ne les avait pas contactés. »

Trois points importants : recherche, identification proactive et engagement. Le sourcing ? l’eldorado du recruteur de demain ? Wait and see… En attendant, que ce soit dans le sourcing et ou le recrutement : l’Humain et l’écoute restent les points essentiels pour les fondements d’une collaborations sur du long terme.

Valérie-Anne Waroux

Valérie-Anne Waroux

Eunoia’s Lady Owner l Consultance HR l Sourcing Engineering & Life sciences

Retrouvez Valérie-Anne Waroux sur Linkedin et sur Twitter

eunoia-logo-web-1